October 06

Some aspects of daily life in an African village…

(Version française : voir plus bas!)

 

Here are some “vignettes” that try to describe a few typical aspects of the basic everyday life in an African village. I also wanted to highlight a few important differences between the way things are handled by more affluent Africans or by expatriates like me on the one hand, and by poorer locals on the other.

 

Water and hygiene

At home, we are fortunate that our roof was designed to collect rainwater that feeds into a large heavy plastic tank and this one is cleaned up at the beginning of the rainy season. Recup eau de pluieThe water is first filtered to retain debris before being pumped into our house piping system. We then pass it through a drinking water filter and / or we boil it to wash vegetables or to be consumed. My NGO also provides large drums of drinking water for fountains that are available at the office. As you’ve realized, there isn’t yet widespread water distribution up to village houses, but Rwanda is making tremendous progress with the distribution of rural electricity, which allows us to operate those pumps and boilers in our rural « bush house » !
As soon as you get up in the morning, make sure you turn on the boiler 15 to 20 minutes Douche exterieurein advance if you have the chance to have access to a (hot) shower – if not (which happened to me when I had to spend the night in another village), you must learn to wash in a small basin, in which you should properly temper the water that was just boiled for you in a kettle on a coal fire, by mixing it with some cold water! The whole deal is not only to spare that precious water as much as possible when you wash yourself but also to avoid letting soap polluting the clean water basin that you’ll need soon after, to properly rinse yourself!

Accessing water is a problem in itself for many families in rural areas. Fetching water is therefore an important daily activity. Although in many villages in Rwanda there is now a pump that provides public drinking water, you have to walk up there in the morning, queue up and fill your plastic jerrycan or any other large container. This task is often entrusted to older children or to women. IMG_7865Men also carry up to 5 or 6 jerrycans of water (20 liters each) that they attach to their bike to sell. The bike must often be pushed, sometimes on particularly steep paths, which requires a specific technique… Under these conditions, water is mainly used for food and drink needs. If some of it remains, it may be used for laundry or to wash yourself…

 

Meals and food

For food, the classic English saying “boil it, cook it, peel it, or forget it!” is generally to be respected, although there is so far little hard evidence that it would suffice to prevent travelers’ diarrhea! When you live in Africa, one can certainly add to this: “wash it in drinking or chlorinated water”, for salads and fruits. But just as important – and it’s harder to control – is the hygiene of those who prepare the food …

Transport bananes a velo

Here are some of the fruits that you can find at the (next) village market this season: small yellow bananas very tasty and plentiful. Sometimes we find the larger bananas as we know them in the West but most often people tend to eat them when they are still green (i.e. before they get sweet), by cooking them as starch; however, no plantains – as can be found in other African countries. Tree tomatoesWe also find passion fruits, papayas, most citrus fruits (yellow and green lemons, oranges, tangerines, grapefruits, etc.) and a fruit that is rarely found in other African countries: the tamarillo (it originates from Latin America) – called here “tree tomato” because it looks a bit like a tomato on the inside and it grows on a tree – but it is actually sweet.

The vegetables are quite diverse (certainly as soon as the rain comes back): onions, green and red peppers, garlic, carrots, green beans, brown beans, spinach, tomatoes, cabbage, cauliflower, broccoli, etc. but rarely lettuce.

Marche de KabarondoThe everyday food is based on starch cereals: cassava, green bananas, rice, potatoes, sweet potatoes, etc. Most often, brown beans and sometimes meat are added to it, depending on the possibilities. It’s usually topped by sauce but it is overall not spicy at all. Many Rwandans seem to want nothing else as a daily menu, while expatriates will take advantage of a weekend visit in Kigali to go to one of the many Indian, Chinese, Italian, etc., restaurants to spice up and to diversify their meals!

Some villagers raise chickens, goats and sheep, or even cows… according to their livelihood. This allows those who can afford it to find eggs and milk. However, child malnutrition remains an important problem among poor families, for lack of protein and vitamin intake that a more diversified and richer diet could bring in: here is yet another area considered a priority by the government.

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Quelques aspects de la vie quotidienne dans un village africain… 

(See above for English version)

 

Voici cette fois quelques « vignettes » qui tentent de décrire quelques aspects typiques du déroulement de certains moments de la vie quotidienne de base dans un village africain. J’ai aussi voulu souligner quelques différences importantes entre la façon dont les choses se présentent pour un Africain aisé ou pour un expatrié comme moi d’une part et pour un autochtone plus pauvre d’autre part.

 

Eau et hygiène

A la maison, nous avons la chance que notre toit ait été conçu pour récolter l’eau de pluie qui alimente de gros tanks en matière plastique et ceux-ci sont nettoyés en début de Recup eau de pluiesaison des pluies. L’eau est d’abord filtrée pour en retenir les débris avant d’être expédiée par une pompe dans notre tuyauterie de maison. Ensuite nous la passons dans un filtre de boisson et/ou nous la faisons bouillir pour laver les légumes ou pour la consommer. Mon ONG achète aussi des bonbonnes d’eau de boisson pour les fontaines mises à disposition dans les bureaux. Comme vous pouvez vous en rendre compte, il n’y a pas encore de distribution d’eau généralisée dans les maisons des villages mais par contre le Rwanda fait d’immenses progrès pour la distribution d’électricité en milieu rural ce qui nous permet quant à nous, de faire fonctionner ces pompes et boilers dans notre « maison de brousse » !

Dès le lever : bien penser à allumer le boiler 15 à 20 min à l’avance si on a la chance de Douche exterieuredisposer d’une douche (chaude) – dans le cas contraire (ce qui m’arrive lorsque je pars en mission et passe la nuit dans un autre village), il faut apprendre à se laver dans une petite bassine, dans laquelle il faut bien tempérer l’eau qu’on vous a tout juste fait bouillir sur un feu au charbon de bois, avec de l’eau froide ! Toute la technique est de bien économiser l’eau en se lavant mais aussi de se savonner sans mettre de savonnée dans la bassine pour avoir encore assez d’eau claire pour se rincer !

Avoir de l’eau constitue cependant un problème en soi pour beaucoup de familles en milieu rural. Aller chercher l’eau est donc une activité quotidienne importante. Même si dans de très nombreux villages du Rwanda on trouve à présent une pompe qui fournit de l’eau potable, il faut s’y rendre le matin, faire la queue et remplir son jerrycan en plastique ou un autre grand récipient. Cette tâche est souvent confiée aux grands enfants ou aux femmes. Des hommes transportent également jusqu’à IMG_78655 ou 6 jerrycans d’eau (de 20 litres chacun) qu’ils attachent sut leur vélo pour aller la vendre. Le vélo doit souvent être poussé, parfois dans des chemins particulièrement escarpés, ce qui demande une technique particulière… Dans ces conditions, l’eau est principalement utilisée pour les besoins alimentaires et de boisson. S’il en reste, elle pourra être utilisée pour laver le linge ou pour se laver…

 

Repas et nourriture

Concernant la nourriture, l’adage anglophone classique « boil it, cook it, peel it, or forget it ! » (traduction : « cela doit être bouilli, cuit ou pelé, sinon… oublie ! ») est généralement à respecter, bien qu’on n’ait pas encore la preuve à ce jour que ces mesures suffisent à prévenir la diarrhée du voyageur ! Pour ceux qui vivent en Afrique, on peut certainement y ajouter : « lavé à l’eau potable ou chlorée », pour la salade et les fruits. Mais tout aussi important – et c’est plus difficile à contrôler – reste l’hygiène de ceux qui préparent cette nourriture…

Voici les fruits qu’on trouve ici au marché du village (voisin) en cette saison : des petites bananes jaunes très gouteuses et abondantes. Parfois on trouve les plus grandes comme Transport bananes a veloon les connait en Europe mais ici les gens préfèrent les manger encore vertes (avant qu’elles ne développent leur saveur sucrée), en les cuisant comme féculent ; cependant on ne trouve pas ici de bananes plantains comme dans d’autres pays d’Afrique. On trouve aussi les fruits de la passion, les papayes, la Tree tomatoesplupart des agrumes (citrons jaunes et verts, oranges, mandarines, pamplemousses, etc.) ainsi qu’un fruit rarement trouvé en Afrique: le tamarillo (originaire d’Amérique latine) – appelé ici « tree tomato » car l’intérieur ressemble un peu à une tomate et il pousse sur un arbre mais il est bien sucré.

Les légumes sont variés (en tout cas, dès le retour des premières pluies): oignons, poivrons, piments, ail, carottes, haricots et fèves brunes, épinards, tomates, choux, choux-fleurs, brocolis, etc. mais on trouve rarement de la laitue.

Marche de KabarondoLa nourriture ordinaire repose sur les céréales et les féculents : manioc, bananes vertes, riz, pommes de terre, patates douces, etc. On y ajoute le plus souvent des haricots bruns (fèves) et parfois un peu de viande selon les possibilités. Le tout est accompagné d’un peu de sauce mais ce n’est pas épicé. Beaucoup de Rwandais ont l’air de ne rien souhaiter d’autre comme menu quotidien, tandis que les expatriés profitent de leur passage à Kigali lors d’un week-end, pour aller dans un des nombreux restaurants indiens, chinois, italiens, etc. afin d’épicer et de diversifier un peu leur ordinaire !

Certains villageois élèvent des poulets, des chèvres et des moutons, parfois des vaches… selon leurs possibilités. Ce qui permet à ceux qui en ont les moyens de trouver des œufs et du lait. Mais la malnutrition infantile reste un problème important parmi les familles pauvres, par manque d’apport protéiné et vitaminé qu’apporterait une alimentation plus diversifiée et plus riche au niveau nutritionnel : voici donc encore un domaine considéré comme prioritaire par le gouvernement.