Field trip in the North Western Nigeria

Last week I was, with Nneka my colleague from CHAI, and Mrs Oteka a consultant, in the field in Kano and Katsina states.

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These two states are completely different from Abuja, the capital where I am based for my Pulse assignment.
Nigeria is divided into 36 states. The new capital is Abuja since 1991, but Lagos, the former capital remained the commercial capital.
Kano is the second largest city in Nigeria by the population. Located in the north of the country, it is the capital of the State of Kano.
Katsina is a northern state of Nigeria on the Niger border. In the north of Nigeria 98% of women give birth at home.

The goal of this field trip was to conduct 2 Focal mentee monthly meeting (one per state) and visited 6 facilities for checking registers in order to see if the information they provided every month are right, if they good understand how to compile all these data.
The first meeting in Kano, which normally had to start at 10:00 am, started at 12:00 pm, Nigerian time! Here I learn to be patient! I imagine some of you smiling as patience isn’t one of my qualities… Everything happens!
The health workers arrived as they go. They were about 50, some with their baby in the back.
CHAI team provided some refresh training of the role of the focal mentees and the purpose of the program that is to increase update of Post-Partum Family.
During these meetings, there were also some clinical skills exercises to which all the focal mentees present participated in good spirits. Emphasis was placed on the importance of hygiene and sterilization during the insertion of a Post-Partum Intra Uterine Device. They can also share some good practices, how they resolved some issues.
These meetings ended with the distribution of gloves, cotton, PPIUD and implants.

La semaine dernière, j’étais avec ma collègue de CHAI, Nneka, et Mme Oteka une consultante, sur le terrain dans les États de Kano et de Katsina.
Ces deux états sont complètement différents d’Abuja, la capitale où je suis basé pour cette mission.
Le Nigeria est divisé en 36 États. La nouvelle capitale est Abuja depuis 1991, mais Lagos, l’ancienne capitale est restée la capitale commerciale.
Kano est la deuxième plus grande ville du Nigeria par la population. Située dans le nord du pays, c’est la capitale de l’État de Kano.
Katsina est un état du nord-Ouest du Nigeria à la frontière du Niger. Dans le nord du Nigeria, 98% des femmes accouchent à la maison.
Le but de ce voyage était de tenir 2 réunions mensuelles pour les Focal mentoré (une par état) et visiter 6 installations pour vérifier les registres afin de vérifier si les informations qu’ils ont fournies chaque mois sont correctes, s’ils comprennent bien comment compiler toutes ces données.
La première réunion à Kano, qui doit normalement commencer à 10h00, a commencé à 12h00, heure Nigériane! Ici j’apprends à être patiente ! J’imagine que certains d’entre vous sourient car la patience n’est pas l’une de mes qualités…. Et oui, tout arrive!
Les agents de santé sont arrivés au fur et à mesure. Elles étaient environ 50, certaines avec leur bébé dans le dos.
Le but de cette réunion est de rappeler le rôle des travailleurs de la santé  et l’objectif du programme post-partum planning familial.

Au cours de ces réunions, il y a eu également des exercices de compétences cliniques auxquels tous les mentorés présents ont participé dans la bonne humeur. L’accent a été mis sur l’importance de l’hygiène et de la stérilisation lors de l’insertion d’un dispositif intra-utérin post-partum. Elles pouvaient également partager quelques bonnes pratiques et comment elles ont résolu certains problèmes.
Ces réunions se sont terminées par la distribution de gants, de coton, de PPIUD et d’implants.

In the hospitals, a lot of people waited for their consultations in the corridor or outside in a “brouhaha” not possible. A lot of colors, fabrics, smiles, pain, odor…I didn’t know where to look…

When we arrived in the maternity or Family planning I saw a lot of young women with babies sitting on benches or on the floor. It was hot, the premises were unhealthy, dirty, dark..
All these women looked at me with curiosity and said hello to me. There were very numerous and they seemed to wait for a long time with their babies.
In the family planning women had counselling about the contraception all together and in the same place the health workers inserted some implants. It was very noisy, dirt and dark.. There was no privacy, nowhere…
Some of women, if all the free contraceptives were given, have to pay 2 000 naira (about 5 euros), but as they cannot they go back at home without…
In one room with 6 beds a woman who delivered few minutes ago was on the floor and she was cleaning herself, while 2 another women were on labour…
A group of young women in Katsina thanked me to be here during the clinical skills exercises. They wanted I checked their logbook. They smiled when I told them well done, good job. They were proud of their works and they can to be. Because they work in bad conditions: lack of material, lack of equipment, lack of medicine, missing place, cramped and unsanitary premises, noisy…
I understand why women wants to deliver at home even if they take risk.

All those looks, all those smiles, all those faces, all those tight hands will forever be engraved in my heart.
I had tears in my eyes more than once during these maternity and post-partum visits when I saw these women and children lying on the ground waiting in the dirt.
THANK YOU to all these women who work in joy and good humor to improve the status of women in their country despite the conditions.
THANK YOU to all these women who are fighting against all taboos, principles and beliefs.
THANK YOU to all those people who have accepted that I steal a moment of their life by taking pictures of them.
THANK YOU for all those smiles, these dances, this good mood.

Dans les hôpitaux, beaucoup de gens attendaient leurs consultations dans le couloir ou à l’extérieur dans un “brouhaha” impossible. Beaucoup de couleurs, de tissus, de sourires, de douleurs, d’odeurs … Je ne savais plus où regarder.
Quand nous sommes arrivés dans les maternités ou dans les planifications familiales, j’ai vu beaucoup de jeunes femmes avec des bébés assis sur des bancs ou sur le sol. Il faisait chaud, les locaux étaient insalubres, sales et sombres ..
Toutes ces femmes m’ont regardé avec curiosité et m’ont dit bonjour. Elles étaient très nombreuses et elles semblaient attendre depuis longtemps avec leurs bébés.
A la planification familiale, les femmes ont reçu des conseils sur la contraception toutes ensemble et, au même endroit, les agents de santé implantaient des implants. C’était très bruyant, sale et sombre .. Il n’y avait pas d’intimité, nulle part …
Certaines femmes, si tous les contraceptifs gratuits ont été distribués, doivent payer 2 000 nairas (environ 5 euros), mais comme elles ne peuvent pas, elles rentrent à la maison sans …
Dans une chambre avec 6 lits  une femme qui a accouché il y a quelques minutes était sur le sol et elle se nettoyait, alors que 2 autres femmes étaient en plein travail pour accoucher.
Un groupe de jeunes femmes de Katsina m’a remercié d’être ici pendant les exercices de compétences cliniques. Elles voulaient que je vérifie leur journal de bord. Elles ont souri quand je leur ai dit que c’était bien complété et bon travail. Elles étaient fières de leur travail et elles peuvent l’être. Parce qu’elles travaillent dans de mauvaises conditions: manque de matériel, manque d’équipement, manque de médicaments, locaux exigus et insalubres, bruit …
Je comprends pourquoi les femmes veulent accoucher à la maison même si elles prennent des risques.
Tous ces regards, tous ces sourires, tous ces visages, toutes ces mains serrées seront  à jamais gravés dans mon cœur.
J’ai eu les larmes aux yeux plus d’une fois pendant ces visites de maternité et de service post-partum quand j’ai vu ces femmes et ces enfants allongés par terre attendant dans la crasse.
MERCI à toutes ces femmes qui travaillent dans la joie et la bonne humeur pour améliorer le statut des femmes dans leur pays malgré les conditions.
MERCI à toutes ces femmes qui luttent contre tous les tabous, les principes et les croyances.
MERCI à tous ceux qui ont accepté que je leur vole un moment de leur vie en les photographiant.
MERCI pour tous ces sourires, ces danses, cette bonne humeur.