October 11

Open heart … A coeur ouvert…

Three weeks ago I was in France for a one-week short break with my family. I really enjoyed every moment spent with all of them.

I REALLY enjoyed all that I have. I also realized that, before going in Nigeria, I did not take advantage of life as I should.

I enjoyed during this break walking in the countryside and in the forest without any goal and eating French food. I didn’t eat any chicken during this break as in Nigeria we eat chicken every day!!
And I opened my eyes, I felt!
Normandy, in France, is a beautiful region, with a lot of rivers, forest, monuments, parks, and I discover it with new eyes.

20170917_164035

20170930_110854

I was also happy when I came back to Nigeria, it was different from the first time: this time I knew what my role was, where I was going and I knew that I am able to do this.

Before going in Nigeria, three of my main questions about this Pulse assignment were:

– How will I support the NGO?
– Would I be up to the task?
– Would I be able to bear the separation?

I am now half way through my assignment in Nigeria and I can now answer to these questions:

– How will I support the NGO?
Yes, I can support the NGO with my skills acquired previously in all my different jobs and in my personal life.
All our skills can be transposed into a new environment, a new country with new culture, a new profession. It is enough to be aware of it and to have confidence in oneself, in these capacities.

– Would I be up to the task?
Yes, I think I am up to the task even if sometimes it’s difficult and I have doubts. It’s necessary to take time, to feel the new environment in order to understand the expectation of others. During a Pulse assignment it is primary to stop to thinking like an European women with all amenities close to home… Why Nigerian women don’t go to the postpartum visit? It’s too easy…
Yes, it was easy for me, after my 2 deliveries, because I lived in France, I had a car, the roads were practicable and I didn’t need the agreement of my husband…even if it was 25 years ago.

But what about the Nigerian women?

For example, for the women who live in Katsina, one of the 36 states of Nigeria, in the North, close to the border with Niger, the facilities are away from home and 98% of women give birth at home. They have to walk many kilometers in the field with their babies in the back for going to the postpartum visit. They have to pay for the ANC Visit and it’s too expensive for them.
So that women go to the post-natal visit, the government, with the help of NGO, including CHAI, makes available the Emergency Transport System (ETS) for women who just delivered within the window period (10 minutes to 48hours) and require a Post Partum Family Planning (PPFP) method. The traditional Birth Attendant (TBA) escorts the woman to the facility for check-up for her and her baby and to take up her preferred PPFP method.
Every woman have to ALWAYS discuss child spacing options available with her husband.

The Traditional Birth Attendant are formed to counsel women about contraceptive methods and they follow up with the woman and ensure she goes back for her follow-up visit.

Next week I will travel in Kano & Katsina States during 1 week for Focal TBA/TBA engagement strategy meeting. It will be the subject of my next blog…

– Would I be able to bear the separation?

Of course I miss my family and my friends, and they miss me (I hope!) but nowadays, we can keep contact with Whatsapp. And it’s comfortable. They know and see that I am fine and that I really enjoy this assignment. Distance and separation are easier to bear when you know that the other is well.
At the beginning I was thinking that 6 months will be long, but today, 2 months before leaving, I think that only 2 months will be short! I will not have time to do everything and I still have a lot to discover and to learn. And I already think about how I will be able to continue my action when I will be back in France….May be even more involved in my community in France, by integrating an association that helps women or children…

In the meantime, I look forward to meeting the traditional birth attendants next week when I wil travel to facilities. And I hope to have plenty of new things to tell you on my return, as well as new pictures.

See you soon and take care!

Il y a 3 semaines j’étais en France pour un break d’une semaine avec ma famille.
J’ai vraiment apprécié chaque moment passé avec eux.
J’ai VRAIMENT apprécié tout ce que j’avais. J’ai alors réalisé, qu’avant de partir au Nigéria, je n’appréciais pas les choses à leur juste valeur.

J’ai aimé pendant ce break marcher dans la campagne et dans la forêt sans aucun but, manger de la nourriture Française. Je n’ai pas mangé de poulet pendant ce break car au Nigeria nous mangeons du poulet tous les jours !!

La Normandie est une très belle région, avec beaucoup de rivières, de forêts, de monuments, de parcs et je l’ai découverte avec un nouveau regard.
20170917_164035

20170930_110854

Nous devons apprendre à nos enfants à sentir la terre, à gouter la pluie, à toucher le vent, à regarder les choses grandirent, à écouter le soleil se lever et la nuit tomber, à prendre soin des autres.

J’étais également contente quand je suis revenue au Nigeria, c’était différent de la première fois: cette fois je savais qu’elle était mon rôle, où j’allais et je savais que j’étais capable de le faire.
Avant de venir au Nigéria, 3 de mes principales interrogations au sujet de cette mission étaient :

– Comment vais-je pouvoir aider l’ONG?
– Vais-je être à la hauteur?
– Vais-je supporter la séparation?

A maintenant plus de la moitié de ma mission au Nigéria, je peux maintenant répondre à ces interrogations:

– Comment vais-je pouvoir aider l’ONG?

Je peux en effet aider l’ONG avec mes compétences acquises précédemment dans mes différents postes et dans ma vie personnelle.
Toutes nos compétences sont transposables dans un nouvel environnement, un nouveau pays avec une autre culture, dans une nouvelle profession. Il suffit d’en avoir conscience et d’avoir confiance en soi, en ses capacités.

– Vais-je être à la hauteur?

Oui je pense que je suis à la hauteur même si c’est parfois compliqué, si parfois j’ai des doutes.
Il faut prendre le temps, ressentir le nouvel environnement pour comprendre l’attente des autres. Au cours d’une mission Pulse, il est primordial d’arrêter de penser comme une femme européenne qui a toutes les commodités proches de chez elle. … Pourquoi les femmes Nigérianes ne vont-elles pas à la visite post-partum? C’est trop facile…
Oui c’était facile pour moi après mes 2 accouchements, parce que je vivais en France, que j’avais une voiture, que les routes étaient praticables et que je n’avais pas à demander l’accord de mon mari…même si c’était il y a 25 ans.

Mais qu’en est-il des femmes Nigérianes?

Par exemple, pour les femmes qui vivent à Katsina, un des 36 états du Nigeria, au Nord, près de la frontière avec le Niger, les hôpitaux sont loin de chez elles et 98% des femmes accouchent chez elles. Elles doivent marcher plusieurs kilomètres dans la nature avec leurs bébés dans le dos pour aller à la visite post-partum. Elles doivent payer pour la visite de l’ANC et c’est trop cher pour elles.

Afin que les femmes puissent se rendre à la visite postnatale, le gouvernement, avec l’aide des ONG, dont CHAI met à disposition le système de transport d’urgence (ETS) pour les femmes qui viennent d’accoucher (10 minutes à 48 heures après leur accouchement).
L’accoucheuse traditionnelle accompagne la femme dans l’établissement pour faire un bilan de santé pour elle et pour son bébé et pour qu’elle puisse adopter sa méthode préférée de contraception.
Chaque femme doit TOUJOURS discuter des options disponibles au sujet de l’espacement des naissances avec son mari.

Les accoucheuses traditionnelles sont formées à conseiller les femmes après leur accouchement au sujet des méthodes de contraception qui sont à leur disposition et elles s’assurent que ces femmes vont à leur visite de suivi.

La semaine prochaine je vais voyager dans les états de Kano et Katsina pendant une semaine pour des réunions sur la stratégie de l’engagement des accoucheuses traditionnelles. Se sera le sujet de mon prochain blog….

– Vais-je supporter la séparation?

Bien sur ma famille et me amis me manquent, et je leur manque aussi (du moins j’espère.:)) mais de nos jours nous pouvons garder le contact avec Whatsapp et c’est confortable. Ils savent et voient que je vais bien et que j’aime cette mission. La distance et la séparation sont plus faciles à supporter quand on sait que l’autre va bien.
Au début je pensais que 6 mois se serait long, mais maintenant, 2 mois avant de partir, je pense que ces 2 mois vont être courts! Je ne vais pas avoir le temps de tout faire et j’ai encore beaucoup à découvrir et à apprendre.
Et je me demande déjà comment je vais pouvoir continuer mon action en revenant en France…Peut-être en étant encore plus impliquée dans ma communauté en France, en intégrant une association qui aide les femmes ou les enfants…

En attendant, j’ai hâte de rencontrer les accoucheuses traditionnelles la semaine prochaine lors de mon déplacement dans les hôpitaux. Et j’espère avoir plein de nouvelles choses à vous raconter à mon retour, ainsi que de nouvelles photos.

A bientôt et prenez soin de vous!