December 20

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Retour

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Hier encore, il me semble, j’atterrissais dans la chaleur de Dakar pour la première fois, sans trop savoir à quoi m’attendre. J’espérais avoir laissé derrière moi tout bagage ou fardeau inutile : je voulais Voyager Léger.

Mes premières impressions de Dakar sont un heureux mélange de chaleur, de sable, de chants religieux à la Mosquée du coin, de couleurs et de sons.

J’étais pleine d’espoir et d’énergie à l’idée de découvrir et explorer l’Afrique. C’était un rêve de petite fille. J’étais enfin ICI. Je me souviens très bien de mes premiers jours et combien je me sentais différente. Il me semble que j’avais laissé derrière moi toutes mes vieilles Perspectives. J’étais totalement dépassée par les différences et les contrastes. Comment ne pas l’être? Comment peut-on ignorer ces trop nombreux petits enfants aux pieds nus – les Talibe –  au coin des rues qui espèrent obtenir 100 f CFA (environ 25 sous) ici et là? Comment arriver à comprendre que de luxueux VUS se frayent un chemin parmi les taxis qui tiennent à peine sur 4 roues, les chevaux et leur calèche, les moutons, les motocyclettes et les téméraires piétons?

Tout, mais littéralement tout, me faisait l’impression d’une Explosion. Chaque détail, chaque trajet en taxi.

Je me suis sérieusement posé la question: comment, sapristi, j’arriverais à passer au travers?  Sans ma famille et mes amis, j’ai réalisé à quel point j’étais chanceuse de les avoir. Ma chère amie Anne-Andrée m’a été d’un grand soutien et a grandement contribué à mon Adaptation : elle a réussi à me faire rire sur Facetime quand j’étais malade ou triste. Les textos quotidiens échangés avec mon fils ont été des moments de gratitude.

En bonne Verseau, j’ai écouté mon coeur et je me suis retrouvée à Montréal parmi les miens pour une semaine de bonheur et d’air frais. Ça valait tous les SPA du monde.  Je suis revenue à Dakar au début octobre, en terrain connu, en vraie ‘’Dakaroise’’, avec Djibi qui m’attendait.

J’ai réalisé à ce moment que j’étais maintenant dans une nouvelle Zone de Confort.  La turbulence était derrière moi. J’avais atteint une belle vitesse de croisière.  Mon mandat PULSE a reçu une vraie décharge électrique: j’étais en pleine harmonie avec mon entourage ici, mon environnement et mon travail. J’ai pu donner le meilleur de moi-même.

Aujourd’hui, c’est le coeur et l’esprit chargés d’émotions que je quitte PATH: c’est le Retour. Voyager léger à nouveau pour adopter de nouvelles perspectives, écouter le son de chacune des Explosions que la vie apporte, comprendre que l’Adaptation prend du temps, et que les zones de confort émergent toujours de la turbulence.

Seulement à ce moment, on peut apercevoir de nouvelles possibilités, de nouvelles perspectives.  La vie est faite de retours, et de départs.

 

Petite note personnelle: PULSE a été une des expériences les plus enrichissantes de ma vie (la naissance de mon fils demeure imbattable).

Je veux remercier plus particulièrement mon fils, Pierre-Olivier, qui m’a toujours encouragée  à avancer et à aller plus loin, ma famille qui a toujours cru en moi, mes amis extraordinaires et mes Mousquetaires, mon petit conseil personnel, Dan Clow, Carissa Vados et Ahsiya Mencin.  Mon village PULSE. Philippe Guinot et toute l’équipe chaleureuse de PATH.

Et Bernard, bien sûr, qui a laissé derrière lui famille et amis pour m’accompagner dans cette aventure.