October 04

Tags

“Vahaza” à Tana

Ma vie à Tana après UNICEF…

(Vahaza : Traduction « Etranger », petit nom que nous donnent les locaux)

 A Tana, l’aventure commence dans les embouteillages… il faut parfois plus d’une heure pour faire 4km dans des rues endommagées, en zigzag, où seuls les locaux en comprennent parfois les sens et priorité de circulation. Les nids de poule célèbres des routes belges vont me paraître ridicules après ça. Etre coincée dans un taxi donne l’opportunité de parler avec les chauffeurs de taxi, qui partagent des petits bouts de vie, d’apprendre le Malgache, et parfois même d’improviser un petit karaoké dans la voiture. Ah oui ! Le karaoké, une institution ici. Il y a beaucoup de bars karaoké à Tana. On y mange d’excellentes brochettes de zébu sauce cacahouètes, entre deux chansons ou deux danses. Les Malgaches ont une énergie contagieuse, la piste s’enflamme, « Vahaza » ou pas.

Autour d’un verre de rhum arrangé, je découvre la culture malgache avec des amis d’ici, nous partageons nos expériences entre “expat” des 4 coins du monde et qui en sont rarement à leur première destination. Les discussions et débats s’animent, les uns travaillent pour des ONG, d’autres pour les Nations Unies, journalisme, énergie renouvelable, etc… Entre les combats contre le trafic de bois de rose au nord, le commerce illégal des concombres de mer, l’extrême pauvreté du Sud, le racisme des peuples du Sud, Nord vis-à-vis de ceux des Hauts Plateaux, l’implantation grandissante de grosses compagnies, etc… les sujets ne manquent pas !

Tana, c’est une ville polluée, bruyante, au charme difficile à cerner… les week-ends sont donc autant d’opportunité de s’aérer et de rencontrer les communautes.

J’ai la chance d’avoir des colocataires qui habitent ici depuis quelques années déjà et connaissent donc très bien les environs de Tana. On part pour des randonnées à pied ou VTT, prendre un bol d’air. Les environs de Tana sont très vallonnés et arides, et dès que l’on quitte la route principale, cela devient épique. Ce sont des pistes, creusées par les pluies et les roues de charrues tractées par les zébus, parfois difficiles de circuler même en 4×4 pour rejoindre notre point de départ de randonnées. Mais après 2 heures de pistes et 3-4 heures de randonnées, la vue en vaut la peine !!! Grandiose !!

Un paysage complètement diffèrent de celui que l’on voit généralement sur les cartes postales, comme Nosy Be, ile au Nord de Madagascar.

Ici, ce sont les hauts plateaux, la terre rouge !

Je vous raconterai mon aventure de l'”Autre Madagascar” lors de mon prochain post !