July 11

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Perspective

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Je suis arrivée.

La chaleur à l’aéroport Léopord Sedar Senghor à Dakar, la minute où l’on pose les pieds sur le tarmac.

Tout ce que j’ai pu penser ou anticiper a “pris le bord” dès que je me suis enfin assise dans la camionnette de Cheikh: le trajet vers La Demeure, le petit hôtel où je reste pour quelques jours, est court mais suffisamment long pour que je réalise que je suis enfin en Afrique :

  • Les rues secondaires sont couvertes de sable. Une couleur caramel teinte tout le paysage, à l’exception de l’océan : un contraste avec les teintes de vert qui colorent en ce moment la campagne montérégienne où j’habite au Québec.
  • L’appel à la prière, le vendredi à 14h00, moment où tous (hommes et femmes, mais surtout les hommes il me semble) prennent place en ligne, sur les trottoirs et près de la Mosquée et prient. Même les chauffeurs de taxi arrêtent leur course.
  • Le petit café Layu sur la Route des Almadies – lieu de rendez-vous de plusieurs expatriés pour un cappuccino, les salutations sénégalaises (« bonjour, Salam Maleikoum, ça va? Ça va, ça va »), la « terenga » l’hospitalité sénégalaise.
  • Mes premiers jours de travail chez PATH au cours desquels j’ai rencontré plusieurs collègues – j’écris leur nom pour m’assurer de le prononcer correctement. Je vais devoir m’habituer à la pause déjeuner à 13h00, moi qui ai faim à partir de 10h30!
  • Je constate de plus près encore le travail incroyable et essentiel de PATH au Sénégal et en Afrique pour combattre la malaria, améliorer la santé des femmes et des enfants, et aussi pour optimiser la prise en charge des maladies chroniques ou maladies non transmissibles (MNT). Au Sénégal, les MNT sont responsables de 34% des décès, et 45% de ces décès surviennent avant l’âge de 60 ans, affectant ainsi une population active. Les MNT représentent un défi énorme pour la santé publique.

La terenga sénégalaise – grâce à mon hôtesse Fanta – m’a permis de rencontrer Djibi, un chauffeur de taxi : il vient me chercher le matin et me ramène le soir après le travail. Le quart d’heure que dure le trajet entre La Demeure et mon bureau de PATH nous permet de parler ensemble, d’apprendre à se connaître et de partager quelques anecdotes.  Il est très fier de me parler de ses trois filles – toutes de moins de cinq ans.  Évidemment, la climat est un sujet de conversation universel : l’hivernage commence ici, la chaleur et l’humidité se feront de plus en plus intenses jusqu’à la mi-octobre environ.  Imaginez-vous ça un peu!

Rien ne pouvait me préparer réellement à ce qu’on appelle un « choc culturel », sauf me poser librement dans un environnement complètement différent, apprendre à connaître les gens avec ouverture et bonté, explorer et apprécier les différences entre les peuples, et accepter de changer de perspective pour apprendre. Ici, sur la terrasse de la Demeure, je suis intimement convaincue que cela me permettra de vivre une expérience enrichissante sur tous les plans. Et non un choc.

Tout dépend de la perspective.

Ba ci jamano jii (à bientôt)!